7 mai 2009

Bangalore – Day 1

Category: Humeur — Fabien @ 17:53

Eh oui, je suis en ce moment à Bangalore. Bangalore ? C’est la capitale de l’état de Karnataka, membre de l’état fédéral d’Inde.J’y suis arrivé ce matin très tôt (sur le coup des 1h30 du matin à l’hôtel) pour un séjour d’une semaine, pour lancer la partie indienne d’un projet sur lequel j’intervient.

Premier contact avec l’Inde, à la descente de l’avion : le comité d’accueil anti-grippe A : tous les passagers remplissent un questionnaire où on leur demande globalement s’ils ont de la fièvre ou s’ils toussent, ils donnent ça au comité d’accueil en blouse blanche masqué de bleu, et hop, au contrôle de passeport, les fonctionnaires de l’immigration étant eux-aussi masqués.

Ensuite, premier contact avec la circulation Indienne par le truchement du taxi qui me conduit à l’hôtel. Au début, tout va bien, à cette heure là, pas de circulation. Sauf qu’ici, les lignes au sol semblent être utilisée comme guide et non comme séparateur de voies … A l’approche de Bangalore-centre, la circulation se densifie. Aux carrefours, le taxi ne ralentit pas : il klaxonne et passe. Nous passons par les travaux du métro : les rues sont trop étroites pour que deux voiture puissent se croiser … Finalement, arrivée à l’hôtel, je commande un taxi pour le lendemain matin, je fonce dans ma chambre (une junior-suite du plus bel effet), au lit … et rien. Il est deux heures du mat ici, 10h30 en France, il est trop tôt, je n’arrive pas à dormir. Ah si …

8h00 : debout (il est 5h30 heure Française) : tête dans le pâté, corps sous la douche, le petit déj … Il est 9h, j’attends mon taxi. Il est 9h10, j’attends mon taxi. Il est 9h20, j’en ai marre d’attendre le taxi, l’hôtel m’en trouve un, roule ma poule. Premier contact avec la VRAIE circulation dans Bangalore : c’est plein, plus que plein, ca déborde. Trois voitures de front sur une double voies ne pose de problème à personne, sauf aux deux de faible cylindrée qui bourdonnent autour de nous comme des mouches. La température est chaude (25°C) sans être suffocante. Il nous faut une heure pour rejoindre les locaux de ma boîte.

Midi : mes collègues indiens m’emmènent dans un restau asiatique. « You like spicy food? » Que voulez-vous répondre à ça … « Yes » (et en plus, c’est vrai). Mais là, je viens de tangenter la limite qui sépare le plaisir de la douleur. Mes collègues confirmemt : « It’s spicy, isn’t it ? ».

18h00 : je plie mes gaules, le taxi arrive, rebelote dans la circulation : le nombre de deux roues est impresionnant, et il semblerait que seul le conducteur soit obligé de porter un casque. Nombre de couples défilent, Monsieur casqué conduit, Madame, passagère, quelquefois en amazone, s’accroche comme elle peut. Le tout dans un concert de klaxon qui laisse à penser que les Indiens conduisent à l’oreille plutôt qu’avec les yeux (sinon, y’a des trucs qu’ils ne feraient pas …)

Arrivé à l’hôtel, je teste Skype en visio avec Cécile (j’ai emmené une caméra qui fait webcam) : ça marche, c’est cool.

Je sors sous la pluie (m’en fout j’avais emmené un imper et un parapluie …) à la recherche d’un restaurant que l’on m’avait conseillé. Je viens de regarder Google Map, normalement, c’est par là. Euh, non, c’est par là. C’est où. 20 minutes plus tard, je renonce à trouver le restau et je rentre à l’hôtel, de rage. Sur le chemin de l’hôtel, j’aperçois ledit restau qui n’était pas du tout à l’endroit indique par Google Maps. De rage, je rentre quand même à l’hôtel (qui fait restaurant aussi), et je déguste un « mutton coconut fry » de derrière les fagots avec des vrais morceaux de piment dedans. Tant qu’à faire locale, faisons-le jusqu’au bout, je tente sans trop savoir ce que c’est un « Gulab Jamul » : le truc arrive : deux boules un peu plus petites que des balles de ping-pong flottent dans un liquide qui pourrait passer pour de l’eau si la viscosité dudit liquide était moins prononcés. Les boules : c’est un beignet. Pour planquer le goût du gras, c’est servi dans un sirop hypra-sucré, très chaud. C’est bon, comme on dit « trick me once, shame on you, trick me twice, shame on me »

De retour dans ma chambre, je cherche sur Google pourquoi je me suis planté alors que, normalement, j’ai plutôt un GPS dans le cerveau : Google s’est planté de 200m sur la localisation de l’hôtel… Pas étonnant que je me sois planté.

Demain, c’est le 8 mai, mais pas férié ici. Il va falloir attendre samedi pour que je profite pleinement du coin.

@+ cher lecteur…

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